On connaît plusieurs sites de peintures rupestres dans le Sahara marocain, basés sur les travaux de J. Mateu et les résultats des prospections menées par H. Novak, S et D. Ortner, et H. Biedermann entre 1971 et 1975, dans le Rio de Oro de l’époque.

La zone d’art rupestre de l’Oued Ed Dahab a livré une vingtaine de stations, dont d’importants abris sous-roche peints. Parmi les stations à gravures rupestres connues, on y trouve celles d’Aousserd, de Bu Lariah, de Gleibat Ensur, de Gleibat el Musdar, de Mâatallah, de Lajwad et de l’Adrar Soutouf (Nowak & Ortner 1975; Nowak 1976). Les thèmes gravés sont dominés par les animaux, notamment les bovidés, les antilopes et les girafes. Les formes géométriques sont également bien représentées. Les inscriptions libyques sont signalées dans cinq sites, particulièrement à Mâatallah et Gleibat el Musdar. Les anthropomorphes sont présents dans les sites de Lajwad. La majorité des figurations aurait été exécutée par la technique du poinçonnage.

Pour ce qui est des stations de peintures, d’importants abris sous-roches peints sont signalés sur les flancs de la montagne de Lajwad, à 40 km environ à l’est-sud-est du village d’Aousserd dans le désert de Tiris. Le premier abri, dénommé Cueva del Diablo ou Cueva del Viento, renfermerait des négatifs de mains, des zoomorphes, ainsi que des peintures abstraites de couleur rouge. Le second grand abri fut dénommé Cueva Pintada. On y trouverait des peintures en teinte rouge et noire. Les motifs représentés seraient des quadrupèdes et des caractères de type libyque. Le troisième abri serait plus petit que les précédents. Les peintures de quadrupèdes qui y furent signalées seraient de couleur rouge, mais mal conservées.
La station dite Lajwad V est formée de trois abris superposés, dénommés respectivement, du bas en haut, abri A, B, et C. L’abri inférieur (A) renfermerait des peintures bien conservées au plafond. Elles représenteraient des girafes et des gazelles de couleur rouge et blanche. Le style serait de type naturaliste. Dans le second abri (B), les peintures seraient de différentes teintes rouges. Elles seraient moins bien conservées et représenteraient des figurations d’anthropomorphes et de zoomorphes. En revanche, l’abri supérieur (C) serait complètement détérioré par la desquamation du support rocheux et ne présenterait donc aucune trace de peinture. La station dite Lajwad VI, serait un abri de faible hauteur qui s’ouvre dans un vallon au sud de la Cueva Pintada. Les peintures seraient mal conservées. Parmi les motifs représentés, il y aurait une dizaine d’anthropomorphes de grandes dimensions, et des inscriptions en caractères de type libyque de couleur rouge.
Les trois stations de la montagne d’Eiy se trouveraient à 10 km au sud de Lajwad. La première se présenterait sous forme d’une grotte ornée de nombreux dessins géométriques de couleur rouge et d’un cavalier. Les motifs ressembleraient à ceux de la Cueva Pintada. La deuxième serait une niche située au-dessus de la précédente. Sur la paroi figureraient des dessins fortement schématisés d’anthropomorphes et de cavaliers de couleur rouge et jaune.
La troisième est connue sous le nom de Hassi Eiy. La grotte de Dáraa El Quelba s’ouvrirait dans le versant sud d’un sommet rocheux situé à 10 km à l’ouest de Lajwad. Les peintures rupestres de couleur rouge seraient illisibles en raison de nombreuses inscriptions en caractères arabes qui leur seraient superposées. Ces graffitis sont probablement l’œuvre de nomades qui installent leurs campements autour du point d’eau d’Achguig, non loin de la grotte.
La station connue sous le nom d’Abrigo del Capitan Justo est creusée dans le massif de Galb Admar, à 20 km au nord de l’Ouad Adecmár, au sud-est de Lajwad. Les motifs peints se limiteraient aux figurations d’anthropomorphes stylisés et aux caractères de type libyque de couleur rouge. Des inscriptions en caractères arabes et des marques de tribus en couleur noire seraient superposées aux peintures.
La grotte de Legteitira recèlerait des peintures rupestres de petites dimensions. Les sujets peints seraient l’arrière-train d’un boviné de type naturaliste et deux anthropomorphes avec attributs.
 
Bibliographie :
Novak/Ortner et E. Huysecom : Die archäologische Forschung in Westafrika. Munchen 1987
 

 

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